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Henri IV - le règne interrompu

L’héritier d’une grande puissance

Celui qui n’est encore que prince de Viane (Viana) et duc de Beaumont en 1553, naît en réalité dans une famille riche de possessions territoriales et de titres qui en font des personnages courtisés des deux côtés des Pyrénées.

Son père, Antoine de Bourbon, appartient à une branche cadette de la famille des Bourbons et est le premier prince du sang. En vertu de la loi salique, il est donc, après les quatre fils d’ Henri II, l’héritier présomptif de la couronne de France. Cette qualité lui donne une aura très importante qui rejaillit sur sa progéniture. Elle lui confère également des fonctions réservées au cœur de l’appareil d’État, comme un siège de droit au Conseil. Il jouit en outre de nombreuses possessions éparpillées pour l’essentiel au Nord de la Loire, auxquelles sont venues s’ajouter celles de la dot de sa première femme, Françoise d’Alençon.

La famille de sa mère, Jeanne d’Albret, lui apporte plus encore. Sur le plan territorial, l’archipel des possessions est plutôt méridional. Outre le Béarn et la Navarre - réduite depuis la conquête espagnole de 1512 à la portion congrue située autour de Saint-Jean-Pied-de-Port - qu’ils détiennent souverainement, les Albret sont seigneurs des comtés de Foix, de Gaure, d’Armagnac, de Fezensac, de l’Isle-Jourdain, Rodez et de Périgord, du duché d’Albret, des vicomtés de Limoges, Tursan et Gabardan, Fezensaguet, Lomagne, Quatre-Vallées, Carlat, et enfin du Bazadais et des villes de Tartas et de Buch. À cette emprise territoriale, les Albret ajoutent un pouvoir politique non négligeable. Le chef du lignage est roi de Navarre, vicomte souverain de Béarn (avec une monnaie, une langue, des institutions et des lois propres) et, depuis 1528, lieutenant général du roi et amiral de Guyenne.

On comprend mieux l’intérêt porté par les rois de France successifs à cette famille et leur volonté de l’arrimer à l’orbite française par une habile politique matrimoniale. Ainsi, François Ier marie-t-il sa sœur adorée, Marguerite d’Angoulême, à Henri d’Albret en 1527. Leur fille, Jeanne, se voit imposer Guillaume de Clèves comme premier époux en 1541. Le mariage étant annulé en 1545, Henri II lui demanda de choisir entre deux prétendants. Ce fut Antoine de Bourbon, qu’elle épousa en 1548. Henri de Navarre lui-même subit la même logique, puisque dès 1557, alors qu’il n’a que 3 ans, Henri II lui propose d’épouser sa fille, Marguerite de Valois. Ce qui n’était alors qu’une boutade fut réalisé en 1572. Décidément, les rois de France veillaient étroitement sur les Albret, l’enjeu géopolitique étant colossal.

Médias associés à cette fiche

Titre du média : Henri IV enfant

Portrait d'Henri IV âgé de quatre ans en 1557
© RMN / Gérard Blot
Légende :
Henri IV enfant, âgé de quatre ans lors de son séjour à Paris avec ses parents en 1557, huile sur bois par François II Bunel. Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, MV3282

Titre du média : Marguerite de Valois

Portrait de Marguerite de Valois enfant
© RMN / René-Gabriel Ojéda
Légende :
Marguerite de Valois (1553-1615), enfant, fille d'Henri II, peinture par François Clouet, 1560. Musée Condé de Chantilly, PE255

Titre du média : Carte de la Navarre (Espagne et France)

Carte ancienne du royaume de Navarre
© Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
Légende :
Carte de la Navarre (Espagne et France), Sanson d’Abbeville ; J. Samer, graveur, 1652 (gravure couleur). AD des Pyrénées-Atlantiques, 1 F i. 4/1.
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