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Henri IV - le règne interrompu

Le motet catholique

Genre en usage dans l’église catholique depuis la fin du XVe siècle, le motet désigne, tout au long de la Renaissance, une pièce de musique religieuse en contrepoint savant (par opposition au plain-chant) composée sur tout texte latin liturgique (hormis les textes de la messe, qui faisaient l’objet de traitement musical propre) ou para-liturgique.

Ainsi pouvait-on mettre « en musique » les textes de cantiques (Magnificat, Benedictus), d’hymnes (Te Deum), d’antiennes (Regina cæli), de répons, séquences et autres proses pour les grandes fêtes du calendrier liturgique (cycles pascal et de Noël, Assomption, Toussaint, etc.) et les cultes de la Vierge, des saints et du Saint-Sacrement sur lesquels le concile de Trente (1563) avait mis l’accent. Enfin, le motet rehaussait l’éclat des cérémonies para-liturgiques, souvent liées à la célébration monarchique ; à cette occasion, des poètes pouvaient composer des poèmes spécifiques, en lien direct avec l’événement ou la personne célébrée.

Les occasions de chanter des motets étaient donc fort nombreuses, et tous les compositeurs de la Renaissance liés peu ou prou au clergé catholique en ont composé un nombre plus ou moins important. Avec la messe polyphonique, le genre était le parangon de l’excellence contrapuntique, et c’est par sa maîtrise du genre que le compositeur faisait montre de son habileté et de sa science. Plus que dans le cadre rigoureux de la messe polyphonique, qui imposait un contrepoint limpide mais strict, les compositeurs pouvaient adopter dans leurs motets une plus grande liberté formelle et une palette musicale plus large afin de souligner au mieux les affects de textes souvent poétiques, par exemple en jouant sur les effectifs (généralement 4, 5, 6, 7 voix ou plus, parfois réparties en plusieurs chœurs) ou en usant d’une écriture plus mélismatique.

Sous le règne d’Henri IV, le compositeur de motets le plus réputé fut certainement Eustache Du Caurroy, qui œuvra à la Chapelle du roi durant une quarantaine d’années, jusqu’à sa mort en 1609. Des compositeurs protestants, tels que Claude Goudimel (1510-1572), qui fut catholique avant d’embrasser la religion réformée, ou Claude Le Jeune, qui servit durant toute sa carrière des princes de la cour de France, furent également amenés à composer de la musique catholique, et notamment des motets.

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Titre du média : Peinture, XVIe s. ? Carmel de Pontoise

Peinture représentant des anges musiciens
Légende :
Peinture, XVIe s. ? Carmel de Pontoise
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